![]()
Quoi de mieux que la montagne pour faire battre les cœurs mais surtout pour les activer ! Le cardio-respiratoire, voilà 2 éléments d'une grande importance dans l'évolution des karatékas.
Pour une 2ième
année consécutive, Shihan Camille Ohan a réédité cette épreuve en plein-air
qui s’est déroulée à Mont Tremblant et à laquelle toutes les écoles
affiliées étaient invitées à se joindre.
Un dimanche par mois, durant trois mois, les karatékas se sont réunis à la base de cette montagne pour relever le défi d'y grimper jusqu'à son sommet. C'est donc, le 20 août, le 17 septembre et 8 octobre que beau temps, mauvais temps se sont tenu ces 3 expéditions. Sur 3 mois, le soleil, la pluie, le brouillard et la neige ont été de la partie. Malgré ce mélange de conditions atmosphériques, il fallait du cœur au ventre et une bonne dose de volonté.
Les 2 premiers mois représentaient les préliminaires d'entraînement pour la compétition qui aurait lieu au mois d'octobre.
Avant le départ, généralement prévu vers 9h45, Shihan Ohan fournissait les conseils nécessaires pour accomplir cette épreuve. La sécurité y avait aussi sa place.
Parmi ces conseils :
· Le réchauffement se fait durant la montée.
· Grimper à son rythme. Marcher lentement, vite, et même courir. Ralentir s’il le faut mais surtout ne pas s'arrêter pour prendre une pause.
· Le temps n'a pas d'importance. L’essentiel, aller jusqu'au bout.
· Surtout, utiliser une bonne technique de respiration. La seule chose qui doive couper le souffle, ce sont les paysages majestueux qui se dressent devant les yeux des grimpeurs.
Pour certains, dont il s'agissait d'une première expérience ; une question leur venait à l’esprit : « Pourquoi suis-je là et ne vaut-il pas mieux faire demi-tour ? ». Pourtant à bien y penser le mot épreuve signifie "Éprouvant le courage ou la résistance de quelqu'un : difficulté", Alors le caractère déterminé du karatéka refaisait surface et prenais le relais pour trouver les ressources nécessaires de relever ce défi. Cette épreuve était une façon efficace pour le karatéka de se prouver à lui-même qu’il pouvait réussir.
Pour les plus aguerris, ceux qui en étaient à leur 2ième participation ou plus, l’objectif était sans nul doute, de vouloir faire encore mieux pour améliorer leur temps. Quant aux plus compétitifs, ils voulaient de toute évidence être les premiers à arriver.
Des objectifs bien différents mais un seul but. Car quoi qu'il en soit, du marcheur au coureur, c’est seul avec lui-même que chaque individu devait affronter la montagne. Occasionnellement, la rencontre d’un partenaire sur le chemin qu'on salue et au besoin, qu'on encourage au passage.
C’est au mois d’octobre, sous un temps moitié automne, moitié hiver que 5 athlètes ont remporté des trophées. Le touriste normal prendra de 2 à 3 heures pour grimper. Alors, il va s’en dire que leurs performances méritaient d’être soulignées. Nous félicitons les 5 vainqueurs qui ont montré force et détermination

Départ à 09:46:05 |
|||
|
Position |
Nom du karatéka |
Arrivée |
Temps |
|
1ère |
Antonio Longo |
10:30:00 |
46m05s |
|
2ième |
Alexandre Bardoux |
10:34:00 |
48m05s |
|
3ième |
Julien Issa |
10:35:00 |
49m05s |
|
4ième |
Jason Landolfi |
10:40:53 |
54m58s |
|
5ième |
David Ricci |
10:40:54 |
54m59s |

Toutefois, il demeure que
tous les efforts fournis par l’ensemble des personnes qui ont participé au
Challenge Mont Tremblant 2000, en sont ressortis avec une satisfaction
personnelle et le sentiment d’avoir, eux aussi, remporté une victoire.
Cette épreuve du cœur, ce défi qu’ils ont réussi à relever en arrivant au sommet, fait de tous les participants de vrais champions.